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Mercredi 31 Mai 2000
Source : Le Monde Culture Minoritaire ?

Les Afrikaners six ans après l'apartheid, entre états d'âme et catharsis

JOHANNESBURG, 31 mai (AFP) - La minorité blanche afrikaner n'en finit pas de digérer, six ans après, l'héritage de l'apartheid, et débat avec passion de son identité, de son passé, et de sa place dans la société sud-africaine.

L'avenir de l'afrikaans face aux 10 autres langues officielles, les droits culturels, la peur de "l'affirmative action" (défense des droits des communautés défavorisées), sans oublier l'élément de culpabilité: le débat n'épargne aucun aspect et déborde des cercles intellectuels pour s'élargir aux médias et au public. Début mai a vu le jour un "Groupe des 63", nombre d'universitaires, journalistes, ou écrivains comme le poète Breyten Breytenbach, réunis en séminaire à l'initiative d'une revue de philosophie. Le groupe, mû par "une inquiétude pour la condition et les intérêts de l'afrikaans", a entrepris de mobiliser autour de la langue: création d'un site sur l'internet, information sur les droits des langues minoritaires, défense de l'afrikaans, compris par un amendement constitutionnel, si nécessaire.

Le Groupe 63 trahit aussi le malaise diffus d'une communauté (près de 2,5 millions, descendants de colons néerlandais et français), face à ce que Dan Roodt, un des co-fondateurs, perçoit comme "une politique implicite d'anglicisation du pays" ou le sentiment afrikaner d'être à jamais "les méchants, les anti-héros de l'histoire de l'Afrique du Sud". Group 63, qui compte nombre de libéraux, ne remet nullement en cause l'ordre post-1994, mais sa création a suscité de vives réactions dans la communauté. Ainsi l'éditorialiste et commentateur Max du Preez, un Afrikaner critique du régime d'apartheid, juge "de mauvaise stratégie et de mauvais goût qu'un groupe d'Afrikaners entre deux âges se dresse maintenant, si tôt après l'apartheid, comme pour dire: 'nous sommes spéciaux, nous voulons une donne spéciale'". Le débat a rebondi avec un récent livre de Willem de Klerk, ex-homme de presse et frère de l'ancien président. En susbtance, il suggère aux Afrikaners, dans leur propre intérêt, un mea culpa, une fusion avec les aspirations et soucis de la majorité des Sud-Africains, au lieu de poursuivre des objectifs culturels et politiques communautaires.

Ce livre a déclenché la rébellion d'une génération d'Afrikaners "gatvol" ("ras-le-bol" en afrikaans), aujourd'hui quadragénaires. Ils se disent floués par une élite qui leur demanda jadis d'épouser l'apartheid sans sourciller, de combattre ses guerres en Afrique australe, comme elle leur demande aujourd'hui de se faire discrets. "Maitenant que le système a changé, cette élite fait un virage à 180 mais au même pas de l'oie, et nous dit encore que faire et quoi penser", s'emporte Chris Louw, journaliste propulsé porte-parole de ce ras-le-bol, par le seul fait des centaines de lettres de soutien reçues depuis sa polémique avec De Klerk. "Essentiellement, il s'agit de culpabilité. Nous étions partie intégrante d'un système qui était une aberration absolue. Il est bien tard pour l'assumer, mais il nous faut l'assumer", dit-il, prédisant que le débat "pour l'instant reste afrikaner, mais va s'élargir... car il porte en fait sur notre intégration dans la société". Sociologue et président de l'Institut des Relations Raciales, le Pr Themba Sono juge de l'extérieur ce déballage "trés sain et absolument cathartique, car beaucoup d'Afrikaners sont encore en état de choc, de négation" aprés la perte du pouvoir et des privilgères. Il y voit aussi le signe qu'ils sont "eux-mêmes en train de se libérer, car ils n'ont jamais pu avoir ce débat sous l'ancien régime non démocratique"

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